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LES GESTES, LES SENSATIONS, LES BIENFAITS
Découvrir mes techniques
Le shiatsu avec les mains, le sokuatsu avec les pieds : deux pratiques japonaises, deux façons de travailler les appuis pour détendre le corps et l’esprit.
La précision d’un pouce, le contact enveloppant d’une paume ou d’un pied, le rythme d’une pression : chaque geste apporte une sensation différente. Voici ce qui distingue ces pratiques, leurs bénéfices et les autres approches qui enrichissent mon travail.
指圧
SHI · DOIGT / ATSU · PRESSION
Le shiatsu
La précision des mains, la qualité de l’écoute.
Le mot japonais shiatsu signifie « pression des doigts ». Les mains et les paumes, parfois les coudes, permettent pourtant de varier bien davantage les surfaces de contact, les angles et les sensations. Le praticien ou la praticienne est appelé shiatsushi, 指圧師.
Le shiatsu se reçoit habillé. Les pressions peuvent être douces ou appuyées, localisées sur une zone ou intégrées à un travail d’ensemble. Leur rythme fait partie de la technique : je ralentis pour inviter à l’apaisement, ou j’adopte un rythme plus rapide et tonique pour dynamiser. Des mobilisations et des étirements peuvent compléter ce travail.
痛気持ちいい
L’itakimochi, la douleur qui fait du bien
L’expression japonaise itakimochi ii réunit itai (痛い), « douloureux » ou « ça fait mal », et kimochi ii (気持ちいい), « agréable » ou « qui fait du bien ».
Elle décrit cette sensation particulière où une pression rencontre un point sensible et procure, en même temps, du plaisir et du soulagement. Au Japon, c’est une sensation recherchée dans la pratique du shiatsu : l’intensité du contact s’accompagne d’une impression de relâchement.
Pour moi, elle exprime l’essence de la pression juste : toucher précisément la tension, sans dépasser ce que le corps reçoit agréablement. Cette sensation peut être intense ; elle ne demande pas de supporter une douleur.
Comment travaillent les différents appuis ?
La précision vient du placement de mon corps, du transfert de mon poids et de l’orientation de l’appui. Mes mains perçoivent les réactions des tissus pendant que je travaille.
Des contacts différents
Les doigts et les pouces permettent de suivre un trajet ou de travailler un point précis. Les paumes enveloppent une surface plus large ; les coudes offrent d’autres angles pour aborder certaines zones musculaires.
Une intensité et un rythme choisis
Une pression légère n’a pas la même sensation qu’un appui engagé. Des contacts lents ou maintenus invitent au relâchement ; un enchaînement plus rythmé peut accompagner une recherche de tonus et de disponibilité.
Du poids, de l’ancrage et du mouvement
Je transfère mon poids depuis une position stable. Les mobilisations articulaires et les étirements permettent aussi d’aborder les tensions par le mouvement, en complément des pressions.
Un ajustement au fil du contact
La respiration, la mobilité, les réactions sous mes mains et vos ressentis orientent le geste suivant : changer d’angle, de surface, de profondeur ou de rythme.
LES BÉNÉFICES DU SHIATSU
Relâcher les tensions, retrouver de la disponibilité
Dénouer les tensions musculaires
Nuque, épaules, dos, lombaires : les mains peuvent suivre finement une zone tendue et ses alentours. Pressions, mobilisations et étirements visent à soulager les inconforts liés aux postures ou aux gestes répétés et à retrouver plus d’aisance dans le mouvement.
Apaiser le mental
Le contact et un rythme calme offrent un point d’appui pour sortir de l’agitation, relâcher les crispations et revenir à ses sensations. Cette détente peut aider à se sentir plus posé, plus disponible et plus présent à ce que l’on fait.
Soutenir le repos et l’équilibre
Sommeil, digestion, fatigue et vitalité font partie de l’approche globale du shiatsu. Dans ma pratique, ils orientent le travail des différentes zones et des méridiens. La détente recherchée laisse une place au repos et à une meilleure perception de son corps.
Accompagner l’activité physique
Un travail manuel ciblé permet de s’attarder sur les muscles et les articulations particulièrement sollicités. Je peux associer des pressions toniques à des mobilisations pour préparer le mouvement, ou privilégier le relâchement après l’effort.
足圧
SOKU · PIED / ATSU · PRESSION
Le sokuatsu
Des appuis amples, un travail en profondeur.
Sokuatsu signifie « pression avec le pied ». On le décrit parfois comme un massage japonais avec les pieds. La surface de contact plus large permet un travail enveloppant, notamment sur les épaules, le dos, le bassin, les muscles fessiers et les jambes.
On rencontre aussi les termes ashiatsu ou ashifumi. Chaque école développe ses placements et ses rythmes ; j’utilise « sokuatsu », le mot employé dans les deux enseignements japonais que j’ai reçus. Le praticien du travail par « foulage » est appelé fumishi, 踏み師.
Pourquoi un pied peut-il être aussi précis qu’une main ?
Un pied travaille, l’autre stabilise
Le pied d’appui reste au sol. Je garde ainsi le contrôle du contact et de son intensité. Je peux aussi m’aider de grands bâtons ou d’une chaise pour mieux doser l’appui.
Un transfert de poids maîtrisé
En déplaçant mon centre de gravité, je dose la charge engagée, de 0 kg jusqu’à l’intégralité du poids de mon corps. La pression peut être légère ou plus profonde, large ou très localisée, selon le placement du pied et la zone abordée.
Plusieurs surfaces de contact
Le plat du pied enveloppe les grandes zones musculaires. La tranche, les orteils, la base du gros orteil ou le talon permettent des appuis très ciblés. La largeur du pied n’exclut pas la précision.
Du rythme tonique au rythme apaisant
Des pressions plus dynamiques accompagnent la mise en mouvement. Des appuis lents et réguliers laissent davantage de place à la détente profonde et au relâchement après l’effort.
Les personnes me disent souvent que, si elles ne savaient pas que je travaille avec les pieds, elles pourraient croire que ce sont mes mains.
LES BÉNÉFICES DU SOKUATSU
Quand le corps a besoin d’espace et de profondeur
Relâcher les grandes zones musculaires
Le contact large du pied répartit l’appui sur les épaules, le dos, les fessiers, les cuisses ou les mollets. Il permet un travail musculaire en profondeur avec une sensation moins ponctuelle qu’une pression du pouce, pour rechercher du relâchement et de l’aisance.
Préparation physique et récupération
Les muscles très sollicités par le sport peuvent être abordés sur toute leur longueur. Avant l’effort, je recherche une sensation de disponibilité ; après, je privilégie la détente des zones chargées et le confort du mouvement. Le rythme et les appuis diffèrent selon ce moment.
Un apaisement enveloppant
La continuité des appuis, leur largeur et leur répétition à un rythme lent peuvent procurer un calme profond. Certaines personnes très sensibles préfèrent ce contact réparti à une pression ponctuelle : la profondeur du travail peut ainsi s’allier à une sensation de douceur.
Une sensation de légèreté
Après une journée debout, une posture prolongée ou une activité physique soutenue, le travail des jambes et du bassin vise à alléger les sensations de lourdeur et de raideur. Il s’inscrit dans la continuité du dos et du reste du corps.
Dans ma pratique, le sokuatsu peut être proposé de 7 à 97 ans. Pour un enfant plus jeune, je privilégie le shiatsu avec les mains. Dans tous les cas, l’âge ne suffit pas à décider : la morphologie, le confort, les zones abordées et l’envie de la personne comptent aussi.
Deux enseignements japonais qui se complètent
J’ai découvert le sokuatsu au Japon en 2018. Deux transmissions ont ensuite nourri ma pratique :
2019 · ASHIFUMIDŌ
Haruomi Koga
Une première formation au travail avec les pieds, à ses placements et à la maîtrise des appuis.
2023 · TANIKAWA-RYŪ
Hitoshi Tanikawa
Un second enseignement japonais qui enrichit les rythmes, les enchaînements et les possibilités de travail.
Ces enseignements se complètent dans le placement, le rythme et la continuité des pressions. Les mains et les pieds peuvent aussi se relayer au cours d’une même séance.
D’AUTRES FAÇONS D’ABORDER LE CORPS
Les approches qui enrichissent mes séances
Les mains et les pieds ne sont qu’une partie de l’explication. Les enseignements que j’ai reçus apportent aussi différentes manières d’observer le corps, d’organiser les gestes et d’accompagner le mouvement.
Le Kōhō Shiatsu
Le Kōhō est un courant traditionnel de shiatsu fondé sur les méridiens et les points de l’énergétique orientale. Pour en donner une image, on peut parler d’« acupuncture avec les mains » : le travail se fait par des pressions, notamment des pouces, sans aiguilles.
Cette lecture du corps guide le choix des points, des trajets et des appuis. Elle invite à considérer les liens entre les différentes parties du corps, au-delà de la seule zone où une tension se manifeste.
Le Kuretake Shiatsu
Il nourrit particulièrement mon travail musculaire. Le placement, la posture, le transfert du poids et les leviers permettent de varier la direction et la qualité des appuis avec les mains, les paumes, les pouces ou les coudes.
Cette mécanique de travail permet d’aborder les muscles avec précision tout en préservant mon propre corps.
Le Hara, le centre et le ventre
Le Hara désigne le ventre et le centre physique de la personne. L’attention portée à cette zone peut orienter l’écoute du corps et faire l’objet d’un travail spécifique.
Le Hara est aussi le centre depuis lequel je travaille : ancrage, respiration et transfert du poids. Mon approche s’est notamment enrichie de l’Ampuku Zukaï, un traité traditionnel japonais consacré au travail du ventre.
Le mouvement et le Do In
Mobilisations, étirements, biomécanique articulaire et travail axial complètent les pressions. Ils permettent d’explorer la mobilité et les tensions à travers le mouvement.
Le Do In associe exercices corporels, automassages et respiration. Il ouvre aussi une manière de participer à l’écoute de son corps, au-delà du temps passé à recevoir.
Une place pour les soins énergétiques
Les soins énergétiques font également partie de ma pratique, en complément du travail corporel. Ils s’inscrivent dans cette attention globale portée à la personne et à ses ressentis.
Pour aller plus loin
Découvrez l’énergétique chinoise, les cinq mouvements et ma pratique du shiatsu sur le blog.
Bravo ! Tu as trouvé le trésor de Nami : un raccourci parfaitement inutile, donc absolument indispensable !
Tu détiens maintenant la réponse à la grande question sur le shiatsu, l’univers et tout le reste. Le raccourci ne sert à rien ; le shiatsu, lui, ne fait pas tout, mais il en fait beaucoup! Il ne te reste plus qu’à te lancer et à venir le découvrir !
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